Publié le 01/11/2018 à 06:00 / Béatrice Dupin

Tradition

La Toussaint est l’occasion de se retrouver autour du souvenir des personnes disparues et d’aller fleurir les tombes. Et à 74 %, on choisit un chrysanthème.

Le chrysanthème, star de la Toussaint

On confond parfois la Toussaint, le 1er novembre, jour férié, fête catholique qui célèbre tous les saints, avec le jour des morts, qui lui n'est pas férié et tombe le lendemain, le 2 novembre. À cette occasion, traditionnellement, beaucoup de familles se rendent au cimetière pour se recueillir et embellir la tombe de leurs proches disparus. Une tradition qui perdure dans le temps et qui est encore bien pratiquée. En 2017, un peu plus de deux foyers français sur dix - soit 6,2 millions de foyers - ont acheté un végétal pour la Toussaint : 22 % contre 19 % en 2016, soit près d'un million de foyers en plus. Leur budget moyen pour l'ensemble de leurs achats de la Toussaint a également augmenté, passant de 23,40 € en 2016 à 24,80 € en 2017, pour trois entités achetées en moyenne. L'ensemble des achats de fleurs ou plantes à l'occasion de la Toussaint représente 161,7 millions d'euros dépensés par les foyers français.
Le chrysanthème reste de loin la plante la plus achetée pour la Toussaint avec 74 % des sommes dépensées. Grâce à sa floraison automnale et sa résistance aux basses températures, elle est devenue la fleur incontournable de la Toussaint, et au fil du temps, elle a été associée à la mort. Ce n'est pas le cas partout puisqu'elle symbolise le bonheur au Japon, l'amour aux États-Unis et en Australie. Les enfants l'offrent même pour la fête des mères... À chacun ses us et coutumes ! Les deux autres espèces les plus achetées pour la Toussaint sont le cyclamen (9 %) et la bruyère (7 %). Les quatre principaux lieux d'achats des végétaux pour la Toussaint sont la grande distribution (24 % des sommes dépensées), le fleuriste (20 %), le producteur détaillant (20 %) et la jardinerie spécialisée (16 %). À noter, le poids de cette dernière dans l'ensemble des dépenses de la Toussaint a gagné 2 % par rapport à 2016. n
C. D.
(source FranceAgriMer - Val'hor)

 

Les municipalités ont dû trouver des alternatives aux herbicides pour entretenir les cimetières comme le désherbage manuel, mécanique ou thermique.

Depuis le 1er janvier 2017, les cimetières sont visés, comme tous les autres espaces verts français, par une interdiction d’utilisation des pesticides. Une petite révolution pour les communes, contraintes de repenser leur dispositif d’entretien en développant des solutions alternatives efficaces.

Les cimetières français disent adieu aux pesticides

Cela fait déjà plus d’un an que les pesticides sont bannis des espaces verts français. La « faute » à la loi de transition énergétique pour la croissance verte, dite loi Labbé, votée par l’Assemblée nationale le 22 juillet 2015. Une loi qui contient un objectif ambitieux : zéro pesticide dans les espaces publics, et ce, dès le début de l’année 2017. Un véritable défi pour les collectivités locales, qui ont dû repenser du tout au tout leur dispositif d’entretien des espaces verts, que ce soit dans les cours d’école, promenades, voiries, parkings, forêts ou encore dans les cimetières. De nombreuses contraintes mais aussi des résultats rapides. En témoigne une biodiversité régénérée, oiseaux et insectes reprenant peu à peu possession d’un habitat naturel débarrassé des pesticides.
Le cas particulier des cimetières
Si la loi Labbé de 2015 a vocation à se généraliser à tous les espaces verts français, les cimetières représentent encore aujourd’hui un véritable casse-tête pour les communes. Le sujet est des plus sensibles, il s’agit en effet de concilier préservation d’un cadre entretenu pour les défunts et leurs proches et protection de la santé et de l’environnement. Contrairement par exemple aux cimetières nord-américains, entièrement gazonnés et très végétalisés, les nôtres offrent un cadre beaucoup plus minéral avec des allées en bitume ou en gravier. Une lutte constante contre les « mauvaises herbes » est donc nécessaire, avec un arsenal complet de pesticides utilisés par les services municipaux, notamment des traitements par herbicides totaux et anti-germinatifs. Qui dit fin des pesticides dit donc potentiellement herbe qui pousse au milieu des allées ou entre les tombes, pour un aspect esthétique qui peut parfois laisser à désirer. Une perspective qui peut effrayer les usagers, que les mairies tentent de rassurer par des campagnes de communication détaillant les nouvelles méthodes employées et leurs bienfaits sur la santé et l’environnement.
Des alternatives possibles aux pesticides
Si les pesticides vivent leurs dernières heures dans les cimetières français, le désherbage n’en est pas pour autant abandonné. Certaines communes n’ont d’ailleurs pas attendu l’interdiction des pesticides au 1er janvier 2017 pour expérimenter de nouvelles méthodes. À Rennes par exemple, la mairie a délimité dans ses cimetières des parcelles pour tester plusieurs techniques de désherbage avant de choisir la plus efficace. Un éventail très large de possibilités existe aujourd’hui, de solutions manuelles comme le sarclage et la binette à des méthodes plus mécaniques comme le recours au désherbage thermique. Des moyens nouveaux qui se révèlent productifs, par exemple à Versailles où ce ne sont pas moins de 130 000 litres de pesticides qui sont économisés chaque année. Un gain financier non négligeable, directement réinvesti dans des désherbeurs thermiques ou dans le recrutement de personnel pour le désherbage manuel. Certaines mairies ont aussi décidé d’investir à plus long terme en lançant des travaux de réaménagement. Engazonnement des allées, paillage et aménagement de nombreuses parcelles fleuries ont la plupart du temps permis une véritable réappropriation de l’espace public pour créer des parcs à part entière. Place à la nature, les cimetières tels que nous les avons toujours connus sont sans doute voués à évoluer.
Pierre Garcia

 

Préparer sa succession, un acte de bienveillance pour ses proches

Bien anticiper les dispositions d’une succession permet de transmettre le fruit du travail d’une vie, un patrimoine financier ou encore une maison de famille à ses proches dans un contexte apaisé. Mal ou non préparée, une succession peut devenir un véritable casse-tête.
On ne meurt pas d’écrire un testament ou de prendre rendez-vous avec son notaire pour évoquer la transmission de son patrimoine à ses proches. Préparer sa succession assez tôt permet de réfléchir au sens que l’on veut donner aux fruits de sa vie. C’est un acte de prévoyance et de bonté pour vos proches. Il est toujours difficile pour des proches de gérer le départ d’un être aimé et les côtés pratiques, juridiques et financiers d’un décès pendant un deuil. Les successions préparées posent beaucoup moins de difficultés entre héritiers.
Préparer sa succession, c’est aussi un plaisir de savoir que son patrimoine matériel ou immatériel ira à ses héritiers et (ou) à une œuvre d’intérêt général et cela dans les meilleures conditions possibles pour réduire les prélèvements fiscaux. La transmission se prépare également de son vivant, par des donations à ses enfants ou petits-enfants sous certaines conditions, par des choix de placements plus faciles que d’autres à transmettre. Cela permet aussi de donner un coup de pouce à ses enfants ou petits-enfants à certains moments de leur vie (entrée dans la vie active, achat d’un logement, etc.) C’est aussi envisager toutes les conséquences de sa disparition, par exemple pour son conjoint ou ses enfants, pour la continuité et la survie de son entreprise ou de son exploitation, désigner le ou les bénéficiaires de vos contrats d’assurance vie, ou prendre des dispositions qui vous tiennent à cœur (incinération, don d’organes).
Les questions à se poser
Avant de définir les dispositions de sa succession, plusieurs questions doivent être posées. Quel est le périmètre de mon patrimoine transmissible ? À qui iront mes biens, mes placements, mes titres de propriété de forêt ou de terre, etc. ? Avec quel degré de facilité vais-je les transmettre ? Comment réduire le coût de la succession au regard des prélèvements sociaux et fiscaux ? Avec qui préparer ma succession ? etc. Pour trouver des réponses à ces questions, différentes possibilités s’ouvrent à vous. Un notaire peut vous accompagner, tout comme un gestionnaire de patrimoine privé. Si la situation est simple, cela peut être assez rapide et facile. Si la situation patrimoniale est plus complexe avec des enfants de différentes unions, une volonté de ne pas répartir l’héritage équitablement, des mésententes entre enfants, etc., la réflexion sera plus longue et l’aide d’un spécialiste sera la bienvenue. Dans le cadre d’un notaire, sa première tâche consistera à établir un bilan successoral, et à déterminer les conséquences de votre disparition. En fonction de votre situation actuelle, et notamment qui héritera, dans quelles proportions, et quels seront les droits à verser au fisc, il pourra vous proposer une ou plusieurs solutions, que vous serez libre de choisir ou non. Quand on exerce une activité non salariée, demander à son comptable de travailler avec le notaire est une bonne option pour faire un tour complet.
À quel âge préparer sa succession ?
Il n’y a pas de réponse universelle. Passer les premières années d’activité, il est possible de se poser la question : que se passerait-il pour ma famille et mes proches si je venais à disparaître ? En fonction des situations (mariage ou non, enfants ou non), la réponse sera plus ou moins évidente. Un trentenaire, père de trois enfants de deux unions différentes à la tête d’une entreprise florissante aura intérêt à anticiper tout de suite pour éviter trop de complications à ses proches en cas d’accident. Dans la plupart des cas, les notaires conseillent de se poser des questions autour de 50 ans, car plusieurs dispositifs (souscription d’assurance vie, donations avec abattement, etc.) sont moins favorables après 70 ans et c’est le moment où un coup de pouce pour les enfants qui démarrent leur vie active est le plus efficace.
C. P.

Mots clés : CHRYSANTHÈME GLYPHOSATE FLEURS TOUSSAINT ENTRETIEN CIMETIERE PATRIMOINE SUCCESSION