Publié le 29/05/2019 à 06:20 / Christophe Ledoux

Prédation

Le préfet d'Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé le relèvement du plafond de prélèvement à 17 % de la population de loups (contre 10 auparavant) ainsi que le renforcement de mesures de protection. Les organisations agricoles estiment les mesures insuffisantes.

Les mesures de renforcement de plan loup ne satisfont pas les organisations agricoles

 

Le gouvernement a présenté une série de mesures complétant le plan loup lors du Groupe national loup, qui s'est tenu le 28 mai à Lyon. Comme attendu, le préfet d'Auvergne-Rhône-Alpes (coordonnateur pour le loup) a annoncé le relèvement du plafond de prélèvement à 17% de la population de prédateurs, contre 10 auparavant. Les mesures de protection (bergers, chiens, clôtures) seront renforcées «notamment dans les foyers d'attaque, où se concentrent la majorité de la prédation», d'après un communiqué. Les éleveurs de ces zones bénéficieront de tirs de défense «plus adaptés» et de l'aide au gardiennage «sans restriction».

Autres annonces : des montants d'indemnisations «revalorisés» et des formalités administratives «unifiées» (financement des mesures de protection et autorisations de tir de défense). L'atteinte du seuil de 500 loups (seuil de viabilité de l'espèce) devrait être «officiellement confirmée par l'ONCFS bien plus tôt qu'attendu, dès 2019».

Dans un communiqué envoyé avant la fin de la réunion, le Caf loup (FNSEA et associations spécialisées, JA, APCA) «décerne un carton rouge au gouvernement» pour cette «énième réunion (...) qui s'achève sans apporter de réelles réponses». Même insatisfaction à la Conf', dont le nouveau porte-parole Nicolas Girod, estime que les mesures «ne suffiront pas à répondre à tous les besoins».

Mots clés : PLAN LOUP 2018-2023 LOUP PREDATION