Publié le 01/02/2018 à 06:00 / Annie Laurie

Organisation agricole

Lors des vœux de la chambre d'agriculture, sa présidente a évoqué l'activité 2017 et l'évolution des métiers au sein de la compagnie consulaire.

La présidente de la chambre d'agriculture de la Drôme, Anne-Claire Vial, a présenté ses vœux entourée des vice-présidents et d'autres élus de la compagnie consulaire, de la présidente du Département, Marie-Pierre Mouton, et du secrétaire général de la préfe...

 

« La chambre d'agriculture est un établissement public au service des agriculteurs, filières, outils économiques et territoires. » Sa présidente, Anne-Claire Vial, l'a rappelé le 29 janvier lors de la présentation des vœux aux élus drômois, responsables des services de l'Etat et d'organisations agricoles. Après avoir eu une pensée pour une élue de la chambre d'agriculture dont l'élevage a été victime d'un incendie, elle a illustré l'activité 2017 de la compagnie consulaire avec des chiffres.

Elus, responsables des services de l'Etat et d'organisations agricoles ont assisté à la cérémonie des vœux de la chambre d'agriculture de la Drôme.

Des chiffres en illustration

En termes d'installations et de vie des entreprises, ce sont 1 000 contacts, 400 rencontres, 70 projets DJA, 160 autres suivis, 900 dossiers traités par le CFE, 80 formations proposées, 850 agriculteurs formés, 70 projets de bâtiments d'élevage accompagnés. Anne-Claire Vial a mis l'accent sur l'accompagnement technique et l'expérimentation, à laquelle la chambre d'agriculture consacre 8 % de son budget. « D'une manière générale, nous sommes engagés pour relever le défi d'une agriculture en phase avec la société », a-t-elle confié. Et là, elle a parlé du salon Tech&Bio (18 000 visiteurs en 2017), des 3 000 bulletins de conseils envoyés chaque semaine dans les exploitations. La chambre d'agriculture a, par ailleurs, accompagné 20 projets de bâtiments à toiture photovoltaïque. Ses conseils techniques sont aussi transversaux sur la qualité de l'eau dans les aires d'alimentation de captage, l'irrigation, la gestion des effluents.

Le foncier, « nerf de la guerre »

Sur les territoires, la chambre d'agriculture collabore avec les intercommunalités et communes. Un partenariat interconsulaire a été mis en place en 2017. Elle se mobilise sur Agrilocal et les circuits courts. Un projet alimentaire territorial a été lancé dans les Baronnies. Quant au foncier, « c'est le nerf de la guerre » : chacune de ces cinq dernières années, l'agriculture drômoise a perdu 500 hectares. « On ne peut défendre une alimentation de proximité, un territoire à énergie positive et ne pas se préoccuper des terres agricoles, a observé Anne-Claire Vial. Nous demandons à ce que l'aménagement du territoire se fasse de manière raisonnée et nous travaillons toujours à des solutions alternatives. » Côté tourisme et agriculture, la présidente a souligné « un excellent travail  fait avec le Département et l'Agence de développement touristique ».

Plan stratégique

Enfin, en 2017 sous l'égide du directeur, les collaborateurs de la chambre d'agriculture ont réfléchi sur l'évolution de leurs métiers et les élus sur un plan stratégique, prochainement mis en œuvre. « Nous préférons anticiper plutôt que subir. Nous allons mettre en place de nouvelles méthodes de travail au service de nos mandants », a expliqué Anne-Claire Vial, avant de témoigner sa reconnaissance « à l'engagement quotidien et au professionnalisme » du personnel. Et de conclure : « Maintenir une agriculture diversifiée, de type familial, avec un chef d'exploitation en responsabilité dans ses choix est notre orgueil ».

Annie Laurie
Mots clés : CHAMBRE D'AGRICULTURE DE LA DRÔME