Publié le 23/11/2017 à 03:00 / Béatrice Dupin

Loup

Habitants et élus ont manifesté leur soutien aux éleveurs victimes de l’insupportable pression de la prédation du loup dans les Hautes-Baronnies.

De nombreux habitants et élus du territoire ont participé au rassemblement de Ballons, dans les Baronnies, parmi lesquels Marie-Pierre Monier (sénatrice), Marie-Pierre Mouton (présidente du conseil départemental), Michel Grégoire et Didier Claude Blanc (con...

La semaine dernière, dans nos colonnes, Claire Lapie témoignait des dégâts causés par le loup sur son élevage et, plus globalement, dans les vallées de la Méouge et de l'Ouvèze. Les conséquences pour les troupeaux (pertes, stress, avortements...), les éleveurs et les bergers (psychologiquement et économiquement) ne sont plus supportables. C'est ce que plusieurs centaines d'habitants et de très nombreux élus du territoire, réunis dimanche dernier à Ballons, sont venus dire en soutien aux éleveurs et au pastoralisme. Après une marche qui a suivi le troupeau de Claire Lapie et son compagnon Yann Rudant, plusieurs éleveurs, représentants syndicaux, simples habitants et élus du territoire ont pris la parole pour défendre bec et ongle le pastoralisme et affirmer que la présence du loup n'est désormais plus compatible dans les zones d'élevage.

La survie du pastoralisme

« Il faut que cela cesse », a déclaré Michel Grégoire au nom de l'association des maires de la Drôme, tandis que Didier-Claude Blanc, au nom de la Région, et Marie-Pierre Mouton, pour le Département ont noté qu'il y allait de la survie même du pastoralisme drômois. Tous ont souligné que le pastoralisme, en plus de proposer des produits locaux de qualité, participe, par un élevage extensif de plein air, à l'entretien écologique des paysages, la lutte contre l'embroussaillement et le boisement, permet de prévenir les incendies... Et d'alerter : « Les paysages et l'économie de nos vallées sont en danger ! C'est toute l'économie rurale et l'avenir de nos territoires qui sont touchés ! ». Pour conclure, la sénatrice Marie-Pierre Monier, recevant symboliquement les clefs d'une quarantaine d'élevages, s'est engagée à transmettre au plus haut niveau leur désarroi, leur colère et leurs exigences. 

Alain Bosmans

La sénatrice Marie-Pierre Monier recevant symboliquement les clefs d’une quarantaine d’élevages.

Mots clés : PASTORALISME ATTAQUE LOUP SUD DRÔME